Amazon Web Services vient d’acter la disparition irréversible de fichiers clients stockés dans ses infrastructures du Moyen-Orient. Deux centres de calcul d’AWS, situés aux Émirats arabes unis et au Bahreïn, ont subi des tirs de missiles et de drones iraniens dans le cadre de tensions militaires régionales. Si l’opérateur espérait d’abord rétablir le matériel, les serveurs touchés ont été détruits au point de rendre toute récupération technique impossible sur les disques endommagés.
Dès les premières alertes au début du mois de mars, le géant américain avait demandé aux entreprises clientes de transférer leurs volumes vers des zones géographiques plus sûres. Celles qui n’ont pas répliqué leurs bases de données à temps constatent aujourd’hui des pertes sèches. Pour atténuer le choc financier et contractuel, Amazon a gelé la facturation dans les secteurs touchés et distribué 150 millions de dollars en crédits de service aux organisations pénalisées.
La destruction physique d’installations numériques change la donne pour l’hébergement distant. Longtemps perçu comme une solution immunisée contre les pannes matérielles locales grâce à la redondance, le cloud montre ses limites dès lors que les bâtiments deviennent des cibles balistiques délibérées. Plusieurs pays de la région réagissent déjà en modifiant les plans de leurs futurs chantiers d’infrastructures dédiées au calcul et à l’intelligence artificielle, prévoyant désormais d’enterrer les salles serveurs pour résister aux impacts.
Cet article a été modifié pour la dernière fois le 17 septembre 2026 21h39