Google vient de modifier discrètement ses règles de confidentialité pour introduire une exception majeure concernant l’exploitation des données personnelles. Jusqu’à présent, le contenu des applications Gmail, Google Drive et Google Photos était strictement exclu de tout ciblage publicitaire. Désormais, une brèche s’ouvre dès lors que l’utilisateur choisit de connecter ces services personnels aux outils d’intelligence artificielle de la firme.
Le changement repose sur le déploiement de fonctionnalités d’assistance intelligente, telles que Gemini ou la recherche enrichie par l’IA, qui permettent de croiser les informations de vos différents espaces de stockage. Si vous autorisez ces outils à analyser vos e-mails ou vos images pour obtenir des réponses personnalisées, les données contextuelles ainsi traitées peuvent servir à alimenter la régie publicitaire de Google.
Le géant de la tech affirme que cette passerelle reste totalement optionnelle et que les annonceurs n’ont aucun accès direct à vos fichiers ou à vos adresses. De plus, les catégories sensibles comme la santé, la religion ou l’orientation sexuelle demeurent exclues du dispositif. Reste que la frontière entre assistant personnel intelligent et outil de profilage publicitaire se fragilise fortement.
En Europe, le cadre réglementaire du RGPD impose un consentement explicite et strict pour ce type de traitement publicitaire personnalisé. Les utilisateurs peuvent toutefois garder le contrôle en vérifiant leurs paramètres de confidentialité, en désactivant les annonces ciblées depuis leur compte Google et en refusant de lier leurs dossiers personnels aux assistants IA.
Cet article a été modifié pour la dernière fois le 26 octobre 2026 16h48