Le service Streamed, qui fournissait les lecteurs vidéo à de nombreux sites de streaming sportif pirate, a brutalement mis fin à ses activités sans explication publique. Ses domaines affichent désormais un simple message d’adieu, laissant de nombreuses plateformes sans solution technique pour diffuser leurs flux en direct. Ce fournisseur agissait comme un véritable moteur invisible pour des dizaines de sites tiers.
Selon un rapport transmis début octobre par la Motion Picture Association (MPA), une trentaine de plateformes s’appuyaient sur cette infrastructure en juillet dernier. Ensemble, ces sites représentaient plus de 460 millions de visites mensuelles cumulées. Le modèle fonctionnait sur le principe du Piracy-as-a-Service, permettant à des sites de diffuser des matchs sans gérer eux-mêmes les serveurs de rediffusion vidéo.
La fermeture de Streamed démontre la grande vulnérabilité de cet écosystème face à la centralisation technique. Plutôt que de traquer chaque portail un par un, l’interruption d’un seul fournisseur de flux paralyse instantanément plusieurs plateformes dépendantes de la même source. Pour autant, les ayants droit n’ont pas encore revendiqué de saisie judiciaire et les opérateurs se contentent de renvoyer vers des alternatives concurrentes.
Cet article a été modifié pour la dernière fois le 28 octobre 2026 11h52