Meeting Recorder : la transcription locale de visioconférences sous Omarchy

Enregistrer et retranscrire une réunion à distance implique souvent d’inviter un robot tiers (sur Teams, Google Meet ou Zoom) et de confier des échanges confidentiels à des serveurs distants. Conçu initialement pour la distribution Linux Omarchy (basée sur Arch Linux et l’environnement Hyprland), l’outil open source Meeting Recorder contourne cette contrainte. Il capture les flux sonores en circuit fermé directement depuis le serveur audio de la machine, sans solliciter d’API externe payante ni afficher d’intrus dans l’appel.

Le fonctionnement repose sur une séparation matérielle des flux sous PipeWire. Le logiciel enregistre simultanément deux pistes distinctes : l’entrée du microphone de l’utilisateur et la sortie audio du système (la voix des interlocuteurs). Cette approche évite le recours à des algorithmes lourds de diarisation (identification des locuteurs). La transcription brute est ensuite confiée au modèle Whisper exécuté en local sur le processeur, garantissant que les données audio restent confinées à l’ordinateur. Le chapitrage ou le résumé automatique s’appuie quant à lui sur l’agent IA configuré dans le système, qu’il convient de paramétrer sur un modèle local (comme Ollama) si l’on souhaite interdire tout échange vers le cloud.

Pour l’utiliser, l’installation s’effectue via le dépôt de paquets d’Omarchy (canal edge) ou par compilation manuelle des sources Rust (cargo build --release). Les processeurs dépourvus du jeu d’instructions AVX-512 nécessitent pour le moment une compilation adaptée. En dehors d’Omarchy, le binaire tourne avec une interface standard Libadwaita. Au quotidien, l’utilisateur démarre l’enregistrement depuis l’interface ou un raccourci clavier au lancement du rendez-vous, échange normalement, puis stoppe la capture pour déclencher l’alignement des deux pistes et la conversion texte via Whisper.

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L’usage de ce dispositif reste soumis au cadre légal de l’article 226-1 du Code pénal, obligeant à prévenir explicitement les participants avant tout enregistrement de propos privés. Côté ressources, les fichiers audio non compressés générés par les deux canaux représentent environ 300 Mo par heure de réunion, et le temps de calcul dépend directement de la puissance CPU disponible. Meeting Recorder propose ainsi une méthode directe et souveraine pour archiver des comptes-rendus complets sans dépendre d’abonnements cloud.

Source : Github

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