Un astronome amateur retrouve un satellite de la NASA perdu il y a 12 ans

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La nuit du 20 janvier dernier, l’astronome amateur Scott Tilley scrutait le ciel à la recherche d’un satellite espion non référencé du nom de code Zuma. À la place, il a retrouvé un ancien satellite de la NASA, perdu depuis 12 ans.

Si au départ Scott Tilley – électricien dans la vie de tous les jours – pensait que l’objet repéré n’avait pas grand intérêt, il s’est vite rendu compte que la sonde transmettait des données. Très calé sur le sujet, il en est ensuite venu à la conclusion qu’il s’agissait d’IMAGE, une sonde de la NASA, perdue depuis 2007. Il aussitôt contacté l’agence américaine qui a ensuite confirmé la bonne nouvelle sur son site internet.

 IMAGE avait été lancé le 25 mars 2000. S’il menait parfaitement sa mission, le satellite avait ensuite été incapable d’établir le contact en 2005. Deux ans plus tard, la mission fut abandonnée. « Plus personne n’en parlait dans les ouvrages scientifiques », explique Scott Tilley. Mais l’espoir de reprendre le contrôle de ce satellite est maintenant permis. En effet, selon les informations qui ont pu être récoltées et analysées, il semblerait que le système de contrôle d’IMAGE soit intact. Désormais revenu d’entre les morts, il ne sera en revanche pas simple de reprendre la mission. La NASA explique en effet que la technologie utilisée date de 20 ans. Les appareils d’analyse en effet depuis évolué, mais les ingénieurs tenteront de réinstaller l’ancien matériel pour pouvoir décoder les données.
IMAGE avait initialement été mis en orbite pour une mission de deux ans. Il s’agissait à l’époque de cartographier la magnétosphère terrestre, et plus précisément la plasmasphère. En plus d’être constituée de particules chargées, cette région nous protège également des vents solaires grâce à son champ magnétique. Mais comme nous pouvons le deviner au vu de l’avancée considérable des découvertes et des techniques de recherche depuis 2007, les études et connaissances de cette zone se sont accumulées. Il semblerait ainsi que nous n’ayons plus besoin de l’instrument. Mais la (re)trouvaille n’en reste pas moins exceptionnelle.
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